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Elections à la CPU. Deux articles de P. Dubois, Histoires d’Universités, 6 et 8 décembre 2012

lundi 10 décembre 2012

4 programmes pour 2 présidences

Quatre professions de foi pour être élu président. Deux programmes pour l’élection à la présidence de la Conférence des présidents d’université, CPU. Deux autres pour l’élection à la présidence de l’université de Strasbourg. La première élection aura lieu le 20 décembre 2012, la seconde le 18 décembre.

Quatre hommes sont candidats. Pour la présidence de la CPU, Jean-Loup Salzmann (57 ans, né en janvier 1955) et Guy Cathelineau (60 ans, né en 1952). Pour la présidence de Strasbourg, Alain Beretz (58 ans, né en 1954) et Jacques Haiech (58 ans, né en 1954). Les présidentiables sont de la même génération d’enseignants-chercheurs, la première après celle devenue “active” après 1968. Avant 1968, ils étaient lycéens ; ils n’ont été acteurs ni du mouvement de mai, ni du processus de recomposition des universités induite par la loi Faure et qui a conduit, dans de fort nombreux cas, à la malencontreuse scission des universités historiques. Le processus s’est étalé jusqu’en 1972. Peut-être au cours de la période, les 4 présidentiables ont-ils “fait le militant étudiant”, ont-ils été élus dans un conseil central de l’université où ils étudiaient, participé à l’élection de leur premier président ?

Points communs des quatre professions de foi. Unité et Diversité au sein de chaque établissement, Université et diversité des établissements. Démocratie et collégialité dans la mise en œuvre de la gouvernance dans chaque établissement, dans tous les établissements. Quand osera-t-on dire qu’il n’est plus la peine de chercher aujourd’hui l’Unité ! Comment alors gérer les diversités dans un réseau d’établissements ou de composantes toutes aussi respectables et respectées les unes que les autres ? A l’ère des réseaux inter-connectés, y a-t-il encore besoin d’une équipe présidentielle forte au sein de chaque établissement, au sein de la CPU ?

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CPU. Deux trios pour le bureau

Billet d’humeur. Bis repetita placent pour la conquête de la tête de la CPU. Comme en 2010 ! Un second trio vient de poser sa candidature (communiqué du 5 décembre de la CPU) : Guy Cathelineau, président réélu de Rennes 1, candidat à la présidence de la CPU, associé pour les deux vice-présidences à Philippe Augé, président réélu de Montpellier 1, et à Jean-François Balaudé, nouveau président de Paris Ouest Nanterre La Défense, le président qui ne répond jamais aux questions que je lui pose sur la formation tout au long de la vie, sur les conflits d’intérêts que cela pose dans son université.

Profession de foi des deux trios pour une élection qui aura lieu le 20 décembre ? Rien sur le site de la CPU. Mystère à 15 jours de l’élection par l’assemblée plénière ! Impossible donc de chroniquer sur les différences de leurs programmes ! Navrant ! Insupportable !

Les deux trios ont trois points en commun. Le premier a entraîné ma protestation dans une chronique du 12 octobre : “Non, à un bureau masculin !“. Le second : aucun des six présidents candidats ne s’est associé à la lettre des 14 présidents qui ont demandé à Geneviève Fioraso de “reprendre la gestion de la masse salariale et des postes des personnels titulaires”, demande à laquelle la Ministre a répondu : “non !”. Chronique : “Les Responsabilités et compétences élargies enfin contestées !“. Surtout ne pas se fâcher avec la Ministre !

Troisième point commun : les deux candidats à la présidence de la CPU, Jean-Loup Salzmann et Guy Cathelineau sont professeurs des universités et praticiens hospitaliers (PU/PH). Comme Lionel Collet, ancien président de la CPU, aujourd’hui directeur du cabinet de Geneviève Fioraso, et comme Yvon Berland, actuellement vice-président ! Stop ! Les professeurs de médecine veulent instrumentaliser la CPU et servir d’abord leur discipline, leur réforme de l’université, bien exprimées par Dominique Perrotin, conférence des doyens de médecine, dans une chronique publiée aujourd’hui par EducPros. Les PU/PH jouent perso !

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